Cette vie rare et précieuse
- Joshin Sensei

- il y a 2 jours
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C’est un texte de Gelek Rimpoche, un peu sévère mais peut être pour nous secouer : il nous demande:" Alors? Que faites-vous de votre vie?"
Il poursuit en disant que nous nous donnons du mal pour notre confort matériel, mais beaucoup moins pour notre bonheur spirituel ! Et insiste-t-il même : quand nous pensons que nous nous préoccupons du spirituel, en fait, c’est encore un confort que nous cherchons, nous n’allons pas à la racine de notre vie.
Il nou!s dit que nous savon que cette vie est précieuse, mais au joour le jour, nous avons tendance à la prendre pour quelque chose d'évident...on ne peut pas le nier!
Et n’essayez pas de lui dire « Mais je n’ai pas le temps- » ! Oui, il est un peu sévère parce qu’il tient à nous rappeler que nous n’avons pas encore réalisé à quel point cette vie est importante, car rare et précieuse...
Le texte :
Tous les êtres humains, moi y compris, ont traversé des hauts et des bas sans cesse, vie après vie, expérimentant les souffrances du samsara. La raison pour laquelle nous avons toujours tant de problèmes est que nous n’avons pas rempli la mission de notre vie.
Quelle est-elle? D’abord nous désirons tous la paix et le bonheur, et nous voulons être libre de douleur et de souffrance. Mais bien que nous fassions ici et là l’expérience du bonheur, ce n’est pas le genre de bonheur qui n’a jamais connu la souffrance. En fait pour la plupart d’entre nous, c’est le genre de bonheur basé sur la souffrance. ( C'est à dire basé que le transitoire, l'impermanent)
Nous mettons beaucoup d’efforts à avoir une vie matérielle confortable, et par là-dessus, nous voulons le confort mental et spirituel. Mais même si nous pensons que nous travaillons pour un bénéfice spirituel, en creusant un peu, nous voyons que ce n’est qu’attachement - l’attachement à à nous procurer un état de confort matériel, ou spirituel, ou émotionnel.
Le confort que nous cherchons en général est un confort temporaire. Nous ne nous sommes pas tournés vraiment vers la racine de la souffrance, nous n’avons pas développé la vraie cause de bonheur. Comprenant cela, et en y réfléchissant, en méditant là-dessus, nous commençons à voir la vraie nature de la souffrance et la fin de la souffrance. A partir de là, nous pouvons prendre la décision de chercher la paix véritable, le nirvana, ce qui signifie rendre libre nous-même et les autres une fois pour toutes de la souffrance et de ses causes.
Pourquoi n’avons nous pas encore été capables de cela? Pourquoi n’avons-nous pas rempli notre mission? Nous n’avons pas encore réalisé à quelle point cette vie est importante. Nous n’avons pas encore réalisé les capacités illimitées de ce corps et de cet esprit humain, ni comme ils sont difficiles à trouver. Nous n’avons pas un sens de l’urgence parce que nous ne comprenons pas à quel point il est facile de perdre cette vie humaine. Au contraire, nous nous occupons en courant après le bonheur et en fuyant la souffrance vie après vie.
Beaucoup d’entre nous se plaignent : « Je n’ai pas le temps ». Moi, j’appelle ça une excuse fantaisiste et élégante: tout le monde aime dire : « Je suis trop occupé » parce que tout le monde veut avoir l’air important. C’est une excuse géniale qui offre plein de bénéfices: vous pouvez éviter ce que vous ne voulez pas faire; vous avez l’impression d’être quelqu’un d’important, et puisque toutes les personnes importantes sont comme ça, vous pouvez en devenir une aussi.
J’appelle cela la paresse occupée. Elle est là parce que nous avons un problème pour reconnaitre nos vraies priorités. Même si nous avons le temps, nous faisons traîner en longueur la chose la plus importante de notre vie - notre développement spirituel.
Parce que nous vivons à une époque où nous devons payer pour chaque petite chose dont nous avons besoin, ce sens de l’urgence est devenu monétaire. Si nous ne payons pas nos factures, même l’électricité et l’eau peuvent nous être coupés. En tant que pratiquants spirituels, nous devons équilibrer nos priorités. C’est à dire trouver l‘équilibre entre les besoins de cette vie-ci et nos buts spirituels à long terme. Payer nos factures, prendre soin de notre famille et de nos amis et faire de notre travail spirituel une priorité.
Pour cela, nous devons être convaincus que notre vie est importante. Nous savons que notre vie est précieuse mais au jour le jour nous avons tendance à la prendre pour quelque chose d’évident. Nous sommes occupés à répondre à des demandes urgentes qui se succèdent et cela nous fait croire que nous nous occupons de tout. Mais la vérité est que nous ne voulons même pas changer nos priorités. Nous pensons que nous réussirons à coincer à la dernière minute une espèce de développement spirituel. Vous qui avez une pratique régulière, est-ce que vous ne la placez au dernier moment, en toute fin de journée? Est-ce que vous ne la faites pas un peu vite, comme une corvée dont il faudrait se débarrasser?
Mais le Bouddha nous dit que nous ne pourrons jamais utiliser la richesse de la vie humaine si nous ne voyons pas à quel point elle est rare et précieuse. (…)
Gelek Rimpoche Trad. Joshin Sensei BuddhaDahrma Summer 2017
Prendre ce texte, s’asseoir avec, et en peser chaque question qu’il pose…Quelles sont nos priorités? que voulons-nous vraiment faire de notre vie? La pratique entre-t-elle dans notre vie, ou est-elle vraiment une partie de notre vie…A garder pour réfléchir à notre vie. Joshin Sensei




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