Uposatha :  ( pour réciter au zazen du soir)

 

Cette tradition nous vient du Bouddha; elle fut instituée dans les premiers monastères bouddhistes en Inde. Les soirs de pleine lune, les moines et les nonnes récitaient le Vinaya, c'est-à-dire l'ensemble des règles qu'ils avaient reçus le jour de leur ordination.

Ce jour-là, ils pouvaient devant l'assemblée (la Sangha) parler de leurs erreurs et de leurs manquements aux préceptes; cela permettait le retour à un esprit tranquille; par ailleurs, le fait de parler publiquement montrait sa confiance dans la Sangha.

 

Encore de nos jours dans les monastères bouddhistes, Uposatha est un moment où les fidèles laïcs se rendent dans les temples, les bras chargés d'offrandes pour la communauté des moines et des nonnes. C'est une journée de cérémonie où moines, nonnes et laïcs hommes et femmes récitent des sutras en louant les vertus et les qualités du Bouddha, du Dharma et de la Sangha. Les fidèles laïcs récitent les cinq premiers préceptes. Un enseignement est parfois donné puis vient l'heure de l'assise en silence.

 

C'est un moment d'introspection et de recueillement qui permet aux quatre communautés de pratiquants de se retrouver et de regarder leurs erreurs et fautes du mois passé.

 

Puis, assis en zazen, chacun examine ses actions du mois passé sans culpabilité mais avec lucidité.

 

Reconnaissance de nos fautes  :

 

« Toute la souffrance que j'ai causée

aux autres et à moi-même

découle des trois poisons sans origine,

la colère, l'avidité et l'ignorance.

Tout ce mal commis à travers

mon corps, ma parole et mon esprit,

aujourd'hui je le comprends de tout mon coeur ». (3 FOIS)

 

 

 

Pour nous aider à rester dans le chemin juste, le Bouddha a donné aux moines, aux nonnes et aux laïcs, cinq prescriptions solennelles.

 

« Les préceptes sont pareils au soleil et à la lune;

Ce sont les perles d'un précieux collier :

ils permettent à des bodhisattvas

nombreux comme des atomes

d'atteindre l'Éveil authentique et parfait.

Quand vous aurez reçu les préceptes et quand vous les observerez

allez donc les transmettre à tous les êtres animés !

Ayez toujours foi dans les préceptes.

Tous les êtres qui ont une conscience

devraient suivre les préceptes des bouddhas.

 

L'être ordinaire qui les reçoit

accède au niveau des bouddhas.

Il se trouve au niveau de leur grand Éveil;

il est vraiment un enfant des Bouddhas.

 

 

1 . L'enfant des Bouddhas ne doit pas donner la mort. Il ne doit pas inciter à tuer ni tuer par des moyens détournés.

 

2. L'enfant des Bouddhas ne doit pas prendre ce qui ne lui a pas été donné. Il ne doit pas inciter à voler ni voler par des moyens détournés.

 

3. L'enfant des Bouddhas ne doit pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ni y entraîner les autres.

 

4. L'enfant des Bouddhas ne doit pas mentir. Il ne doit pas inciter autrui à mentir ni mentir par des moyens détournés.

 

5. L'enfant des Bouddhas ne doit pas faire commerce de substances enivrantes ni inciter les autres à le faire.

 

En respectant ces cinq prescriptions solennelles, la sagesse lumineuse, prajna, éclaire peu à peu notre esprit; alors, nous nous ouvrons à karuna, la compassion, prenant conscience de notre propre souffrance et de celle de tous les êtres.

 

Poème de Ryokan, moine zen et ermite :

« Oh, puisse mon habit de moine

être assez large

pour rassembler tous les êtres qui souffrent

dans ce monde impermanent... »

 

C'est par metta, l'amour bienveillant que nous entrons en contact avec nous-même et les autres.

 

C'est metta qui va nous ''envelopper'' pendant cette méditation sur nos actions du mois passé.

 

Nous contemplons nos actions à la lumière de prajna et de metta.

 

 

 

 

* Extraits du Soutra du Filet de Brahma.