La joie guérisseuse
- Joshin Sensei

- 18 juil.
- 3 min de lecture
Ce matin, je voudrais parler de la joie, répéter le mot « joie », et dire "garder votre joie". Alors, comment arrive cette joie, je ne sais pas. Souvent le matin, on ouvre les volets et puis tout d’un coup devant le ciel, ou devant ce qu'il y a sur nos yeux, ou devant l'autel, il y a cette joie immense qui passe. C'est comme un souffle qui nous traverse, ça enlève tout et ce qui reste, c'est la joie.
Et je parle d’une journée ordinaire, quand on se dit ça va, et puis il y a cette joie qui arrive et on voit qu'on peut vivre avec quelque chose de bien plus immense, c'est presque trop immense si je peux dire.
Un peu comme recevoir un très gros cadeau, très important et on est là avec, on ne sait pas trop quoi en faire, si on va le rendre ou si on peut le poser sur la table, voilà et on est là avec cette joie arrivée sans rimes ni raison !
Et il y a l’amorce d'une culpabilité aussi, parce qu'on a entendu les nouvelles et on se dit, mais comment dans un monde en feu, dans les malheurs, dans les souffrances comment faire avec cette joie. Et je suis sûre : il faut garder votre joie, parce que cette joie, quand elle est immense, quand elle est ouverte, quand elle est offerte, cette joie est guérisseuse.
J’ai retrouvé à partir de cette idée « qu'elle vienne la joie » un extrait du Dhammapada qui dit « vivre en joie et en paix, même parmi les affligés » parce que cette joie, ce n'est pas une joie du « moi »ni à moi, c'est une joie de partage, c'est une joie offerte, peut-être que c'est la meilleure chose qu'on puisse offrir dans ce monde. Il y a bien sûr beaucoup de choses concrètes nécessaires, mais cette joie, je crois vraiment qu’elle est fondamentalement guérisseuse et on peut la laisser partir dans le monde, parce que ce n'est pas la nôtre. On ne peut pas la trouver, on ne peut pas aller la chercher, cette joie c'est quelque chose qui tombe comme ça, et on peut juste la recevoir avec gratitude et avec beaucoup d'humilité aussi.Parce que cette joie nous bouleverse et bouleverse le monde aussi.
Ce texte dit aussi « vivre dans la bonne santé, même au milieu des affligés, des malades ». Attention ! Il ne parle pas du tout du corps : le corps suit son chemin de corps, il se délite, il se défait, il n'y a pas d'autre chose possible. Mais la bonne santé c'est celle de notre cœur-esprit, qui nous permet de nous ouvrir, de recevoir cette joie, et puis de, comment dire, oui, c'est le mot qui me vient quand je pense à la joie, recevoir et partager une joie guérisseuse,
Vivre dans la joie...
Vivre dans la joie, dans l’amour
Même parmi ceux qui détestent
Vivre dans la joie, être en bonne santé
Même parmi les affligés
Vivre dans la joie, en paix
Même parmi ceux qui ont des problèmes
Vivre dans la joie, sans possessions
Comme ceux qui étincèlent
Laisser aller le gain et la perte
Et trouver la joie
Il n’y a pas de feu comme la passion
Pas de crime comme la haine
Pas de peine comme la séparation
Pas de maladie comme la faim du cœur
Et pas de joie comme la joie de la liberté.
La santé, le contentement et la confiance
Sont vos plus grandes possessions
Et la liberté votre plus grande joie.
Regardez cela.. Restez tranquillement au creux du jour
Libre de peur et d’attachement,
Connaissez la joie paisible de la Voie….
Quelle joie de regarder l’Eveillé
Et de rester en compagnie du Sage
Alors, suivez l’Illuminé,
Les Sages, les Eveillés, les Aimants
Parce qu’ils savent quand tenir et quand lâcher prise.
Suivez-les
Comme la lune suit le chemin des étoiles
Dhammapada




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