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  • Joshin Sensei

Fêtes de Noël…. ?

En vrac, quelques questions, quelques réflexions pour nous, pratiquants de la Voie, comment le vivre, comment participer, plus/moins ?

Que faire de tout le côté commercial basé sur l’avidité, que faire si on est végétarien, si on ne boit pas d’alcool… ?

A chacun sa réponse bien sûr !

Et puis, et surtout si vous n’aimez pas Noël, peut-être y voir la joie, et la lumière, et ce que nous mêmes nous pouvons faire briller, en nous et autour de nous...

Comment vivre les fêtes de Noel, et toute la frénésie marchande qui les accompagne, c'est une question qui revient souvent à cette époque de l'année. Il y a les attentes de sa famille, des enfants; il y a l'avidité affichée, encouragée, il y a l'argent, dépensé ou gaspillé, il y a le trop , beaucoup trop d'un côté, et le pas assez d'un autre, des autres, ceux qui sont dehors, que l'on croise avec gêne, et ceux qui sont cachés, il y a la culpabilité aussi.

On ne peut pas être « au-dehors », on ne veut pas être « dedans »...

Au-delà des croyances, au-delà de circonstances, un moment pour sourire, pour partager, pour se réjouir de la joie des autres, ou pour apporter un peu de soulagement à ceux pour qui c’est un moment difficile. Une occasion aussi de réfléchir à ce que nous donnons, comment nous le donnons. Réfléchir au juste « assez », si difficile à tenir en cette période. Oui ,nous avons envie de faire plaisir, et parfois nous nous laissons emporter par tout ce qui nous est présenté,

Et puis donner aussi à ceux qui ne nous sont pas proches, à ceux qui auront peu, ou rien : la générosité et le don, que ce soit personnel ou dans le cadre d’une ONG, c’est une part de notre pratique ; ouvrir le coeur, voir au-delà des proches, voir chaque personne comme notre famille, ou notre ami.e, c’est là la compréhension de notre vœu de bodhisattva.

Enfin, que manger, que boire… ? Partager ce qui est offert pour ne pas se différencier, savoir refuser avec un sourire, expliquer et faire entendre les raisons de certains refus… pas facile, à chacun.e de trouver le moment juste, les paroles justes, l’attitude juste. Comme les cordes d’une cithare : trop rigides, elles risquent de craquer, blessant la personne qui en joue, ou les spectateurs ; trop lâches, le son est mauvais, la musique n’éveille rien dans les coeurs…

Alors un Noël sans se laisser emporter, et en même temps, présent à la joie pour tous les autres, et pour soi également !

Peut-être - « peut-être » parce que je n'ai pas de réponse toute prête, heureusement-, peut-on accepter la joie: joie de se retrouver, joie de l'émerveillement devant la lumière qui encore une fois va réapparaître, joie du sapin , avec ses racines, bien sûr!- joie , tout simplement.

Une fête pour les enfants, avec leurs cadeaux; quant aux adultes, c'était une bonne idée proposée par une personne de la Sangha il y a quelques années, de donner l'argent qu'on aurait dépensé en cadeaux, souvent inutiles, ou non désirés, à une association caritative, et ne s'offrir que des petites choses sans autre valeur que celle du coeur... Bonne conscience à peu de frais? Bonne conscience:oui, pourquoi pas; elle est, après tout, plutôt meilleure à prendre que la mauvaise, si elle s'appuie sur quelque chose!

A peu de frais? Ce n'est pas facile de ne pas se laisser embarquer dans ce trop de fin d'année tout en n'affichant pas, et n'ayant pas, l'attitude de celui qui est... « spirituel » ... au-dessus de tout ça, de celui qui juge et condamne. Suivre la Voie du Bouddha, ce n'est pas afficher une tête de dix pieds de long, ni être morose, ni imposer ses choix à ceux qui nous entourent mais trouver, en cette occasion, comment être avec les autres, comment être dans la joie, tout en restant dans le « chemin du milieu ».

il y a toutes les occasions de donner, encore un peu plus; il y a la parole aimante « qui réchauffe le coeur » dit M° Dogen, et le regard qui se tourne vers l'autre, celui que l'on n'aime peu, ou pas; il y a la fin de la colère et le temps du pardon; il y a l'effort de dépasser nos soucis pour offrir la joie pure...

En ce temps le plus obscur de l'année, il y a la lumière du Dharma, inépuisable, que nous pouvons faire briller autour de nous: un tout petit peu plus d'attention, un tout petit peu plus d'ouverture, un tout petit peu plus d'amour…




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