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  • Joshin Sensei

Ce que nous pouvons être ?...

Dernière mise à jour : 23 sept.

Au cours d’une retraite dans un temple tibétain, l’enseignant propose aux pratiquants de se visualiser, de se représenter être Avalokiteshvara, bodhisattva de la compassion. Une personne demande : « Comment est-ce que je peux imaginer être ce que je ne suis pas ? » et l’enseignant répond :

« Toute notre vie, jour après jour, nous nous imaginons être telle ou telle petite personne, avec telle ou telle caractéristique. .. Eh bien, là, nous pouvons imaginer être une personne bien plus vaste...Pourquoi ne pas faire le choix de cette ouverture ? »

En lisant cela, j’ai pensé, oui !

Lorsque nous comprenons, lorsque nous apercevons, ne serait-ce qu’un peu, que « Joshin » ( Marie, Jean-Louis, Arthur...etc ) est une construction mentale, à la fois rassurante mais limitante, que nous créons et maintenons à chaque instant tout en y croyant dur comme fer...Quand nous commençons à apercevoir les « trous » et les limites de ce petit moi… pourquoi ne pas l’ouvrir à plus grand ? Peut-être, sans doute, que cela va agrandir notre vision du monde, changer notre regard ?

Pourquoi ne pas s’imaginer en Kwan Yin, prenant soin de tous ? Avoir mille bras et mille yeux pour aider et agir à partir de la Grande Compassion ?

Et un autre jour être Manjusri, et pénétrer la Sagesse profonde , pouvoir l’exposer habilement à tous les êtres ? On pourra aussi être Jizo, et guider les êtres sur le Chemin, ou bien FUGEN, Samantabhadra, à la pratique est aussi stable et régulière que le pas de l’éléphant sur lequel il est assis ?

Sans oublier les innombrables bodhisattvas du Soutra du Lotus, dont « Celui qui ne méprise personne » dont on a si bien parlé Ryokan dans son humilité ... Il écrit : « Vous passez votre vie en pratiquant seulement gassho. Je prends refuge en vous, Celui-qui-ne-méprise-personne. «

Est ce que ça, se visualiser en bodhisattva, ne permettrait pas de lâcher ce qui nous semble si fixé, de nous agrandir, d’entrer un peu dans les qualités des bodhisattvas, d’avoir à la fois plus d’espace pour nous, pour respirer, et plus d’espace pour accueillir les autres ?

Alors, choisissez ! Et pour un samedi, pour un dimanche...essayez ! Être un bodhisattva, regarder le monde à travers les yeux d’un bodhisattva, ce que nous pouvons être, à la place de ce que nous croyons être…


Illustration : Revue Seiju

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